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Et
pendant ce temps là, de l’autre
côté du grillage…
Les dingues se déchainent. Ici
une voiture brûle, là une
moto (chose que j’accepte moins
d’aileurs…). Les prototypes
sont a fond (le traditionnel Thunder,
mais aussi d’autres machines moins
singulières, notamment deux Citroën
BX soudées cul à cul…).
Un autre concert se déroule (il
y avait deux concerts cette année,
et ce pour la première fois)
et les jeux de foire affichent complet
jusqu’à tard dans la nuit.

Mais à mon sens, le véritable
spectacle reste celui de la piste, les
tours s’enchainent, s’enchainent
et s’enchainent encore. On comprend
véritablement le terme d’endurance.
Les chronos diminuent un peu (mais vraiment
qu’un peu alors…), les organismes
fatiguent mais malgré cela, tout
reste d’une fluidité déconcertante,
les tours de piste, bien sur, mais aussi
les ravitaillement, véritables
clous du spectacle nocturne.
Les premiers ont déjà
effectué plus de 35O tours. Ils
en effecturont 806 au total, soit en
tout plus de 3300 kilomètres
!
Une chose marquante lors de cette course
d’endurance est la longévité
d’un train de pneus. En effet,
à chaque changement de pilote,
soit environ toutes les 55 minutes,
les pneus sont changés. Pour
la durée totale de la course,
plus de 1100 paires de pneus seront
ainsi changé. Des semi-remorques
siglés des plus grands manufacturiés
(Dunlop, Pirelli, Michelin, …)
étaient garés derrières
les stands, dans les paddocks.

Le jour s’est levé sur
Magny Cours, le soleil est bel et bien
présent au dessus de la piste.
Il fait toujours aussi froid mais le
ciel sans nuage nous laisse présager
une belle journée.
Faisons le point course à 9h30
:
Il reste 35 équipe en course,
le classement a peu évolué,
la suzuki n°1 caracole en tête
avec 2 tours d’avance sur la yamaha
du GMT. La seconde machine du SERT complete
ce podium encore virtuel.
8 équipes ont donc abandonné
durant la nuit ; une nuit plutot calme
en somme, puisque le ciel est resté
dégagé et que la température
de l’air n’est pas descendu
sous les 6°. Quelques chutes sont
a signaler, et le rythme est resté
très élevé, surtout
pour les hommes de tête.
Voici un rapide résumé
des faits les plus marquants :
- 00h15 –retour aux stands non
prévu de la Suzuki n°1, en
raison d’une crevaison de l’avant
- 01h24 – Lucas de Carolis (n°129)
abandonne, moteur cassé
- 01h32 – n°5 – Philippe
Dobé effectue un tout droit à
Estoril en raison d’une panne
électrique (coupure moteur).
Rentre aux stands à 2h08, soit
plus d’une demi heure de poussette
! La machine ressort des stands à
02h12.
- 01h50 – n°13 (Richard Robin)
chute et rentre aux stands à
la poussette à 2h17. Abandon
en raison de la rupture de la fixation
de la couronne arrière, entraînant
le bris de la chaîne de transmission
secondaire et du carter moteur.
- 02h15 – chute de la n°41
– Yann Lussiana ramène
la moto aux stands et est emmené
au centre médical, blessé
à la hanche, bilan : le pilote
sera hospitalisé
- 02h30 – Grégory Fastre
– n°99 - rentre à la
poussette, moteur cassé en raison
d’une surchauffe. Abandon
- 02h43 – Abandon de l’équipe
99 Les Biker’s, alors en tête
de leur catégorie stockport.
- 03h10 – Cédric Tangre
(n°10), alors en 7e position, arrive
aux stands en roulant avec un bruit
bizarre côté moteur. Abandon
confirmé à 03h24, soupapes
cassées
- 05h45 – On ne dénombre
plus qu’un seul spectateur dans
la tribune des stands !
- 07h30 - Marqué par la fatigue,
William Costes (GMT94) jette l’éponge.
David Checa et Sébastien Gimbert
poursuivent la course. Toutefois William
reprendra la course vers 12h50, lorsque
David Checa se retirera car sa blessure
survenue lors des essais le fait trop
souffrir.
- 08h05 – Abandon de la Kawasaki
n°49. Michel Hautbois, team manager
: « Les carters moteurs suintent
et il est hors de question de risquer
la chute de l’un de nos pilotes.
C’est donc la mort dans l’âme
que je viens de signer la feuille d’abandon.
»

La matiné fut plus calme encore,
et l’heure du repas approche.
Le soleil est désormais haut
dans le ciel et les gradins se remplissent
peu à peu. Suite à l'abandon
de Philippe Dobé, découragé
par "une défaillance du
support de couronne, une panne de batterie
et une casse du sélecteur de
vitesse", puis celui de Ludovic
Holon, "victime de vomissements",
la machine n°5 est au stand. Elle
reprendra le départ à
14h, avec le dernier pilote valide,
S. Scarnato et devra se contenter de
la 32ème place.
Jean-Marc Deletang (manager team n°41)
signera la feuille d’abandon lui
aussi, dépité, il déclarera«
Il s’agit bien de notre dernière
course d’endurance car cela coûte
de plus en plus cher. Pour ce Bol d’Or,
nous avons rencontré beaucoup
de problèmes, et il est probable
que nous abandonnions. En ce qui concerne
le futur, j’envisage juste d’aider
Yann Lussiana, à qui je souhaite
un prompt rétablissement, en
600 Supersport, mais il n’y aura
pas de programme compétition
d’envergure. »

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